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Le calice et la patène

Au sein des objets liturgiques catholiques les plus courants, le calice et la patène ont toujours eu une place particulière, centrale et spirituellement incontournable surtout en cours de l'Eucharistie. Chaque célébrant possède son propre calice assorti d'une patène, qui doivent être consacrés depuis le synode de Nice en 1252: «Les calices doivent êtres bénis et consacrés par l'évêque avant d'être réservés au divin sacrifice».  Dès lors, le nombre de ces objets liturgiques est important malgré les destructions successives lors des différentes révolutions et guerres qui ont balayé notre continent au cours de l'histoire.

Le mot calice provient mot latin calix, qui lui-même trouve son origine étymologique dans les coupes grecques nommées Kilix. Vase sacré indispensable dans la célébration eucharistique au cours de la messe dans la liturgie catholique, le calice est destiné à contenir le vin pour la consécration et la communion du prêtre. C'est un des seuls objets liturgiques catholiques qui ne peuvent être utilisés que par des prêtres et ne peuvent pas non plus être vendus ou donnés.

La patène, quant à elle, contrairement au calice, ne peut être rattachée à la dernière scène ou au dernier repas pris par le Christ avec les apôtres. Il n'existe aucune mention dans les évangiles d’un plat sur lequel aurait été déposé le pain durant ce repas. Pourtant, la pantène est un des objets liturgiques indissociables du calice et son usage liturgique est déjà attesté au temps de l'empereur Constantin qui fit don de plusieurs patènes à différentes églises.

La patène est un petit plat qui sert à administrer le corps du Christ avec de larges bords aplatis. Durant la messe, la patène a trois fonctions: elle protège le contenu du calice quand elle est posée au dessus de ce dernier, reçoit l'hostie avant qu'elle ne soit consacrée et une fois qu'elle a été fractionnée.